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Les temps Valaisans
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Repères

Repères pour prolonger la promenade

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Ces pages rassemblent les conventions du récit, les calculs et les sources utiles pour discuter ses hypothèses. Elles peuvent se lire après les chapitres, sans en interrompre le mouvement. Les événements de 2027 à 2036 sont imaginés ; les références documentent des mécanismes et des points de départ, pas la réalisation future du scénario.

A. La famille et le calendrier

Le narrateur est franco-suisse. Carole a acquis la nationalité suisse après leur mariage. Ce repère personnel ne signifie pas que le mariage entraîne automatiquement une naturalisation.

L’installation à Haute-Nendaz en 2025, après Paris, prolonge le parcours raconté par Jérôme Deshaie dans le premier chapitre du Bisse Cognitif. Le lien ancien avec la station vient notamment des vacances d’enfance dans la maison de son oncle et de sa tante. Le déménagement concerne Carole, Jérôme et les deux plus jeunes enfants ; les trois aînés avaient alors leur vie en France. Les précisions autobiographiques apportées pour cette version priment sur les formulations antérieures du manuscrit.

La vente de l’agence digitale est située en 2023. Les trois années suivantes comprennent l’accompagnement de ses premières transformations liées à l’IA. Le retour au salariat à Lausanne en 2026, comme directeur de la transformation IA d’un groupe et de sociétés dans lesquelles il investit, précède l’activité indépendante retenue pour 2036. Jérôme a soixante-deux ans et travaille encore. Carole exerce également une activité professionnelle ; son métier n’est pas inventé. La mission du narrateur non renouvelée en octobre, ses autres contrats et les échanges de décembre avec Claire appartiennent au scénario de 2036, pas à la biographie professionnelle actuelle de l’auteur. Les promenades, repas et visites prennent place entre les missions, les week-ends et les disponibilités organisées.

PersonneNaissanceÂge à l’automne 2036Parcours dans le récit
ValentineSeptembre 199937 ansEnseignante, arrivée en Valais à la rentrée 2027-2028 ; mère des deux petits-enfants.
CharlotteFévrier 200333 ansBibliothécaire, Paris puis Valais en 2029 dans la projection.
MaxenceAoût 200432 ansÉcole 42 à Paris ; développeur spécialisé en cybersécurité ; résidence dans la vallée et visites fréquentes à Haute-Nendaz.
JulietteMai 201521 ansTroisième année de bachelor à l’EPFL, intérêt pour les maladies rares et première expérience de laboratoire.
ÉdouardSeptembre 201917 ansApprenti charpentier dans un parcours professionnel encadré.

Juliette est née en mai 2015 et a vingt et un ans à l’automne 2036. Les deux petits-enfants sont les enfants de Valentine ; leurs prénoms et leurs âges exacts ne sont pas fixés. Les trajectoires futures, les conversations et les opinions prêtées aux membres de la famille appartiennent à la fiction prospective.

Le présent du récit va du samedi 4 octobre au dimanche 14 décembre 2036. Les activités professionnelles, visites et promenades se succèdent sur plusieurs semaines. Les retours sur 2022–2026 et les autres années sont explicitement des souvenirs. Le cinéma en plein air du 8 novembre profite d’une douceur tardive, avec une possibilité de repli ; la randonnée avec l’exosquelette est un souvenir de septembre. Le récit ne confond pas une après-midi d’essai dans la colonie, le 6 décembre, et la réhabilitation visant le printemps 2038.

Période de 2036Séquence du récit
4 octobrePrologue et première promenade, chapitres 1 à 4.
6 au 19 octobreTravail, revenu commun, météo et apprentissage, chapitres 5 à 11.
22 octobre au 3 novembreBibliothèque, projet de Maxence, Juliette, salon, Édouard, longévité et santé, chapitres 12 à 16.
4 novembreVisite à Martine et Jean-Pierre, chapitre 17.
5 au 15 novembreMaison, séance de PPE le 6 novembre, visite à Jeanne, film et loisirs, chapitres 18 à 22.
16 au 30 novembreColonie, estimation, réunion publique et départ de Léa, chapitres 23 à 26.
6 au 14 décembreEssai de salle, interruption de services, crédit d’études et fin du récit, chapitres 27 à 29.

B. Étudier à l’EPFL, apprendre un métier

Juliette suit une voie universitaire : scolarité suisse, passage par la 8H puis le secondaire, maturité gymnasiale et bachelor en ingénierie des sciences du vivant à l’EPFL. L’entrée en bachelor en 2034 et la troisième année à l’automne 2036 constituent une chronologie plausible à vingt et un ans. L’expérience de laboratoire est un projet étudiant encadré, placé durant l’été précédent. Elle n’est pas présentée comme un poste de chercheuse titulaire, un doctorat ni un apprentissage professionnel.

Les programmes actuels de l’EPFL fournissent le point d’appui : un bachelor de trois ans, un cursus en sciences du vivant associant mathématiques, physique, informatique et biologie, et des possibilités de stages en laboratoire pour des étudiants. Le récit suppose la continuité de cette architecture de formation, sans prétendre connaître les règlements de 2036. L’EPFL peut accueillir des apprentis dans certains métiers techniques ; ce statut ne doit pas être confondu avec celui d’une étudiante de bachelor. Des passerelles existent également pour d’autres titres d’accès, mais elles ne sont pas le parcours choisi pour Juliette.

Édouard suit un apprentissage de charpentier, avec formation en entreprise, cours et encadrement. Le CFC actuel se prépare en quatre ans. Le livre conserve le principe de ce parcours dans son futur, en transformant les outils et les tâches. Il distingue sa contribution productive, sa rémunération et le coût de la formation. Le revenu de base ne remplace pas le salaire dû au titre du travail ou du statut d’apprenti. L’automatisation réduit des risques et de la pénibilité ; elle ne justifie ni l’exposition d’un mineur à un danger ni la promesse que le métier restera identique.

C. Les lieux et les souvenirs

Martine, ancienne pédiatre, et Jean-Pierre, ancien directeur des systèmes d’information chez Renault Finance à Lausanne, sont la tante et l’oncle de l’auteur. Leur retraite précède l’arrivée de ChatGPT grand public. Leurs séjours entre Lutry et Nendaz, leur rapport à l’italien et aux outils financiers s’appuient sur les indications de l’auteur ; l’inversion de leur résidence dominante, les effets médicaux, la reprise de la Harley et les outils de 2036 relèvent de la projection. Les périodes d’hivernage s’allongeaient avant de raccourcir de nouveau. Le récit imagine une reprise de la conduite ; il ne porte pas d’avis médical sur Jean-Pierre. L’auteur indique que Martine et Jean-Pierre ont donné leur accord pour figurer dans le livre. Le cancer annoncé en 2026 est évoqué d’après son témoignage, sans précision sur le diagnostic ni estimation chiffrée du pronostic. La bonne tolérance du traitement racontée rétrospectivement, la rémission durable et le suivi de 2036 sont intégrés au scénario. Le passage médical rédigé leur sera présenté avant publication.

Les Trotteurs de la Printze sont une association réelle. Jean-Pierre en fait partie ; Martine n’en est pas membre. Selon la précision de l’auteur, l’organisation des sorties repose entièrement sur le bénévolat ; le récit n’attribue aux participants aucun titre d’animateur ou de moniteur. Les statuts consultés ne fixent pas explicitement un seuil obligatoire de soixante ans : le narrateur la rejoint après cet anniversaire sans présenter l’âge comme une interdiction statutaire aux plus jeunes. L’IA ne fonde pas cette sociabilité, déjà présente avant elle.

Les Fermes d’Alice, FDM et Stéphanie sont mentionnés d’après les indications de l’auteur. La séance, les travaux, les offres et les outils décrits sont imaginés pour 2036 ; ils n’annoncent aucun chantier réel. Le prénom de Stéphanie est conservé dans cette version de relecture, l’auteur ayant prévu de lui demander son accord avant publication. L’administration de la PPE est distinguée de la maîtrise d’ouvrage de la route. La maquette holographique en 3D, la traduction au décalage imperceptible et l’actualisation par croisement d’images satellites, de relevés de drones et de plans sont des capacités imaginées pour 2036. Elles ne certifient ni un relevé actuel de la résidence ni le calendrier de travaux réels.

Haute-Nendaz et les Arcades sont le cadre réel. Le récit reste ancré dans la station ; les trajets vers la plaine, Lausanne ou Fey servent les activités des personnages. La description de l’anticipation sur route étroite reprend l’expérience racontée par l’auteur, dans la descente par Fey vers la plaine. Les essais automatisés, leurs incidents et le maintien des conducteurs sur certaines lignes en 2036 sont inventés.

Les véhicules jaunes, les quatre roues motrices observées dans la région, les remerciements adressés au chauffeur et les souvenirs des commerces proviennent du témoignage de l’auteur. Les magasins et agences des Arcades ne sont pas présentés comme un relevé cadastral daté : le texte restitue une mémoire des usages, puis imagine leur évolution. Les deux noms bancaires retenus sont Raiffeisen et Banque cantonale du Valais. Les salles cognitives et reconversions de locaux de 2036 ne sont pas des annonces concernant des établissements actuels.

Scotch est le bullmastiff de huitante kilos évoqué par l’auteur. Les commandes de plus de cent kilos de croquettes sont réparties en sacs et colis ; elles ne deviennent pas une charge unique portée par une personne ou par le drone de la scène. Le chien appartient aux souvenirs des premières années d’installation. Le récit ne suppose pas qu’il soit encore vivant en 2036. Le devenir des agents postaux raconté dans le futur relève de la projection, sans prétendre documenter la carrière actuelle d’un facteur réel.

Claire, Samuel, Nora, Marc, Léa, Jeanne et Anne sont des personnages inventés. Claire loue un appartement privé à Samuel, distinct de son hôtel en activité et de l’ancienne colonie. Le projet de cette dernière part du souvenir fourni par l’auteur d’un bâtiment ayant accueilli des colonies de vacances puis des réfugiés. Son nom précis, ses plans et sa composition n’ont pas été établis. Le livre ne lui attribue donc pas une adresse inventée ni des surfaces présentées comme constatées. La propriété communale, le montage coopératif et toute la réhabilitation relèvent du scénario.

La Maison de la santé est située route des Écluses 32. Le salon Coiffure Les Arcades se trouve route des Écluses 4. Leur existence et leur localisation fournissent des ancrages ; les soins augmentés et l’organisation du salon en 2036 sont imaginés. Les indications sur le brevet de la coiffeuse Valentine en 2026 proviennent de l’auteur. Sa reprise future du salon n’est pas une annonce concernant l’entreprise actuelle. Valentine la coiffeuse et Valentine l’enseignante sont deux personnes distinctes.

Les parents du narrateur sont tous deux nés en 1952. Sa mère vit sur la Côte d’Azur et son père à Belfort ; Odile, la mère de Carole, vit à Voiron. Ces indications viennent de l’auteur. Les appels holographiques dans le salon et les scènes de 2036 sont imaginés à partir des relations familiales décrites. La représentation donne une présence visuelle et sonore ; elle ne permet pas le contact physique.

D. Les hypothèses techniques et sociales

À gauche, la figure 1 reprend six estimations centrales du tableau TH1.1 de METR publié le 29 janvier 2026 : GPT-4 de mars 2023, 3,5 minutes ; GPT-4 de novembre 2023, 3,6 minutes ; Claude 3.7 Sonnet, 60 minutes ; o3, 121 minutes ; GPT-5, 214 minutes ; Claude Opus 4.5, 320 minutes. La position horizontale est indiquée au mois de sortie. Tous les modèles ne sont pas représentés. Les incertitudes, parfois larges, sont documentées par METR ; les points ne garantissent pas une fiabilité professionnelle de 100 %. L’axe vertical est linéaire. Les durées de doublement citées proviennent de la série étudiée par METR, pas d’un ajustement sur ces six points. À droite, le pointillé esquisse un scénario sans échelle chiffrée jusqu’en 2036 : AGI en 2027, recherche accélérée par les IA. Ce schéma n’est pas une prévision de METR.

L’outil financier de Jean-Pierre prépare des scénarios et peut transmettre un ordre confirmé à un intermédiaire autorisé. Il ne supprime ni l’intermédiaire de marché ni l’incertitude et ne garantit aucun rendement.

L’implant du narrateur, la traduction multilingue qui l’accompagne, les lunettes à mémoire visuelle et les usages décrits sont des extrapolations de 2036. Le livre ne les présente pas comme des produits aboutis en 2026. L’interface exige une activation volontaire ; les fonctions locales et distantes sont distinguées. La pose située en 2032, les échanges préalables et l’option refusée en novembre 2036 sont inventés. Couper l’assistance laisse le matériel implanté ; un retrait éventuel relève d’une prise en charge médicale. Le récit interroge le consentement à de nouveaux traitements de signaux et l’influence des suggestions, sans attribuer au dispositif la lecture universelle des pensées. « iPhone 28 » est un nom de modèle imaginé, en prolongeant une numérotation annuelle, sans annoncer le calendrier commercial d’Apple. Le miroir recueille des mesures limitées et ne remplace pas une consultation. Le vêtement règle sa ventilation et son apport de chaleur dans les limites de son équipement.

Aucune langue n’est déclarée intrinsèquement la plus précise. Le choix de l’allemand pendant la visite vient de la documentation utilisée. Le patois de Nendaz, francoprovençal, et le Walliserdeutsch du Haut-Valais restent distincts. Leur usage par les assistants suppose ici des archives et des contributions locales. Le dictionnaire et les enregistrements du Patois de Nendaz donnent un repère réel de ce travail de conservation ; leur exploitation technique en 2036 est imaginée.

La douceur du début de novembre est un épisode météorologique imaginé dans un climat réchauffé. Elle ne constitue pas une prévision d’un décalage uniforme des saisons et n’empêche pas le froid de revenir dans les semaines suivantes.

Le scénario fait apparaître l’AGI en 2027, puis suppose une progression très rapide de ses capacités et une robotisation massive. L’AGI est ici une capacité générale d’apprentissage et de réalisation de tâches intellectuelles à un niveau comparable à celui d’humains qualifiés. La superintelligence désigne une étape ultérieure où les capacités dépassent largement les nôtres dans de nombreux domaines. Ni l’une ni l’autre ne signifie, par définition, conscience, omniscience ou infaillibilité.

2026 est la dernière année avant l’AGI dans le scénario ; 2036 se situe dix ans après ce point de départ et neuf ans après l’AGI. La date de la rentrée de Valentine, 2027-2028, demeure un repère scolaire différent.

Le mot exponentiel décrit la rapidité ressentie des seuils franchis ; aucune loi universelle de doublement n’est démontrée. La dextérité robotique dépend aussi des capteurs, des actionneurs, de l’énergie et de l’entretien. Une capacité technique ne garantit ni un prix abordable ni une autorisation d’usage. Les choix de transport en montagne ne reposent donc pas sur une impossibilité éternelle, attribuée aux machines, de comprendre un comportement routier.

Les interfaces vocales dominent le quotidien de la famille. Clavier et souris ont quitté son bureau, tandis que des gestes et des commandes de secours restent possibles. Ce choix narratif n’affirme pas la disparition mondiale de tout périphérique spécialisé. La montre de l’enfant peut intervenir en anticipant un besoin, dans un périmètre réglé par sa famille ; elle peut être interrompue. Écouter, traiter localement, enregistrer et transmettre sont des opérations distinctes. Le récit ne les confond pas.

L’automatisation des classes en Corée du Sud, le maintien d’enseignants en Suisse, les trajectoires du Maroc et du Vietnam et la fermeture politique d’un pays européen appartiennent au scénario. Il ne s’agit ni de politiques actuellement annoncées ni d’un classement des peuples. Les résultats nationaux dépendent d’infrastructures, de capital, d’institutions et de choix distributifs. Les inquiétudes des jeunes sont liées à des perspectives qui se ferment, pas à une ignorance supposée de l’IA.

La critique de l’avance prise par certains pôles industriels distingue les politiques d’innovation, les financements, les infrastructures et la réglementation. L’AI Act est un texte réel, entré en vigueur en 2024, adopté par les institutions européennes ; le récit ne démontre pas qu’il expliquerait à lui seul une perte future de compétitivité. La fortune d’Elon Musk estimée à 10 000 milliards de dollars en 2036 est une convention romanesque, pas une donnée actuelle ni une prévision financière. Aucun statut de premier trillionaire n’est affirmé pour 2026 ou 2027. Le trillion anglais correspond à mille milliards en français ; trilliard ne convient pas à cette conversion.

Le recul du besoin de main-d’œuvre dans des pays vieillissants est distingué de la natalité. Les machines peuvent compenser une pénurie de travailleurs sans faire naître davantage d’enfants. Les migrations professionnelles, les situations de protection et les liens familiaux répondent à des logiques différentes. Leur avenir ne se déduit pas d’un seul indicateur d’emploi.

Les modèles ouverts ne dispensent pas de matériel et d’électricité. Le projet de Maxence combine une gestion compréhensible des accès, une partie de surveillance locale et un service de mises à jour et d’assistance. Le prototype bloque une demande d’envoi d’images dans un environnement de test, sans affecter le transport d’un objet. Il n’est pas une solution de cybersécurité infaillible. Les fonctions de soins demandent une validation spécifique et restent hors du premier périmètre proposé.

Le scénario ajoute un franc numérique public, sous l’autorité monétaire suisse, qui remplace les espèces dans la vie courante tout en maintenant les comptes bancaires et des modes de paiement accessibles. TWINT n’est pas une monnaie : ses usages préparent des habitudes. Le dispositif imaginé ne se confond ni avec Bitcoin ni avec le projet actuel Helvetia, réservé à des usages de gros entre établissements financiers. La suppression du cash et les garanties de paiement hors connexion et de confidentialité sont des choix futurs de fiction.

Les prévisions à un mois indiquent des tendances et des probabilités. La fenêtre locale se précise à mesure que l’événement approche ; une estimation affichée à la minute n’est pas une garantie minute par minute un mois à l’avance. Le contrat d’assurance imaginé pourrait réduire la prise en charge après une alerte exploitable et une mesure raisonnablement accessible ignorées. Ce n’est pas une règle suisse actuelle décrite au lecteur. Motorisation électrique ou thermique et conduite autonome sont distinguées.

L’exosquelette de randonnée illustre une assistance physique devenue courante dans ce futur. Il aide au mouvement sans rendre tous les sentiers praticables par toute personne. La scène est située en septembre ; elle n’impose pas une randonnée d’altitude en conditions hivernales pour illustrer le progrès.

Les films générés et adaptés en direct, les tournois de robots et leur place centrale dans les loisirs sont également des hypothèses. Les œuvres fixes et certaines pratiques sportives humaines continuent d’exister. Le coût marginal très faible de génération n’annule pas les dépenses de matériel, d’énergie, de droits ou d’accueil du public.

La patinoire des Écluses est un lieu réel en plein air. Le calendrier précis varie selon les saisons ; le récit n’impose pas novembre-avril comme des dates fixes de 2026. La vue depuis l’appartement est un repère personnel de l’auteur. La surface de glisse de nouvelle génération en 2036 et les pistes estivales en matériaux de synthèse sont des inventions prospectives. Les surfaces synthétiques existantes ne sont pas attribuées à l’IA. Le progrès imaginé porte sur de nouvelles propriétés de glisse, de stabilité à la chaleur et de sobriété d’usage, puis leur diffusion.

Le récit distingue ces matériaux de l’eau gelée et de la neige de culture produite par refroidissement. Il ne prétend pas qu’une molécule permettrait à de la neige ordinaire de rester solide à toute température sans échange d’énergie. Les pistes doivent gérer le confinement, l’entretien, la récupération et les effets environnementaux de la matière ; aucune innocuité réelle n’est démontrée pour un matériau fictif. La moindre dépense d’un équipement reste compatible avec la hausse globale des besoins d’énergie. Le ski estival illustre une invention extraordinaire devenue un loisir parmi d’autres, tandis que le climat et les saisons continuent de transformer le paysage.

E. Santé, longévité et retraites

Le livre choisit une percée médicale radicale : des traitements efficaces contre l’immense majorité des maladies auparavant graves deviennent possibles. Cette hypothèse n’est pas une prévision clinique étayée pour 2036. La recherche, la preuve d’efficacité et de sécurité, l’autorisation, la fabrication et l’accès effectif aux soins demeurent des étapes distinctes. Une découverte ne fait pas disparaître instantanément une maladie dans tous les pays.

Les maladies encore résistantes, les situations rares mal documentées, les risques infectieux nouveaux, les effets tardifs et les conditions d’accès conservent une place dans la mission envisagée par Juliette. Les cellules souches servent d’exemple de champ de recherche et de modélisation, sans être présentées comme une thérapie universelle. Aucun traitement individuel n’est recommandé au lecteur.

L’augmentation des troubles psychiques et l’allongement important de la vie en bonne santé sont deux conventions supplémentaires de ce futur. Le texte ne prétend pas démontrer que l’IA ou la baisse du travail en serait la cause unique. La situation de Jeanne montre que les progrès n’effacent pas uniformément toutes les limitations ni les besoins d’aide. Les salles cognitives sont des lieux de pratique et de rencontre, sans promesse thérapeutique générale.

Le boîtier domestique de Jean-Pierre est une extrapolation. Les recherches de Shen et ses collègues, publiées en ligne en 2023, montrent la possibilité d’analyser de nombreux marqueurs moléculaires à partir de très petits prélèvements sanguins ; elles utilisent des équipements de laboratoire. Leur miniaturisation, l’étendue des anomalies repérables et l’analyse à domicile décrites en 2036 sont imaginées. Le dispositif signale un résultat à explorer : il ne garantit pas la détection de toute maladie ou de tout cancer et ne remplace pas le suivi médical prévu. Les examens complémentaires servent à établir le diagnostic. Ces distinctions sont documentées dans la référence 37.

Jeanne a nonante-deux ans. Son assistance spécialisée soutient certains mouvements et surveille des risques domestiques dans un cadre choisi avec elle et les professionnels. Une chute n’entraîne pas un relevage automatique en présence d’une possible blessure. Les relais humains, les premiers secours adaptés et la liaison aux soins font partie de l’organisation. La technologie réduit les risques ; elle ne les supprime pas. Le scénario suppose un prix robotique bas grâce à l’industrialisation, tout en maintenant les dépenses d’adaptation et de soins.

Le financement d’un séjour en EMS dépend de la situation personnelle, des revenus, de la fortune et des dispositifs applicables. La vente envisagée par Jeanne est un élément de son histoire fictive, pas une obligation générale. La charge ne passe pas automatiquement aux enfants. La diminution des besoins de logement des saisonniers peut desserrer certaines tensions, tandis que le maintien à domicile et la longévité ralentissent la rotation. Ces effets peuvent coexister ; aucune baisse nette des loyers n’est déduite de l’un seulement.

Le point de départ institutionnel des retraites distingue la répartition, notamment pour l’AVS, et la capitalisation de la prévoyance professionnelle. Une longévité accrue et une économie moins dépendante des salaires n’affectent pas ces mécanismes de façon identique. Le récit ne fixe ni âge de retraite futur, ni taux de conversion, ni rendement garanti. Il pose des choix de financement et de répartition à partir d’un gain de santé souhaitable.

Carole et Jérôme réexaminent une préférence pour le capital au profit d’une possible rente viagère, en tenant compte de la longévité. Ils sont tous deux actifs et ne prennent pas immédiatement une décision de liquidation de leur prévoyance. Leurs avoirs, taux et rendements ne sont pas inventés. L’intérêt de la rente dépend des conditions, du pouvoir d’achat, des autres ressources et des préférences ; le dialogue n’établit pas une recommandation financière universelle.

Le socle de revenu demeure versé aux personnes admissibles au-delà de la vie professionnelle. Il est coordonné avec la fonction de minimum assurée par d’autres prestations, sans annuler indistinctement les droits contributifs acquis. Les besoins spécifiques restent traités séparément. Le livre n’additionne pas un revenu de base intégral et toutes les dépenses existantes en déclarant simultanément ces dernières économisées.

F. Le revenu de base et ses recettes

Dans la fiction, la votation intervient en 2034 et les versements commencent en janvier 2035. Le montant retenu pour 2036 est de 1 800 CHF par adulte admissible et de 600 CHF par mineur admissible. Ce sont des montants de scénario, pas une estimation du niveau des prix à cette date. Les compléments, les prélèvements et les services restent coordonnés. Les situations illustrées laissent un gain disponible lorsque le revenu du travail augmente ; elles ne constituent pas un barème national complet.

Le droit couvre les citoyens suisses résidant dans le pays et les résidents étrangers après cinq années de cotisation reconnues. Les années antérieures à la réforme et certaines périodes assimilées de soin ou d’éducation comptent. Une fois acquis, le droit n’est pas retiré parce qu’un emploi disparaît. Avant son acquisition, les protections essentielles et les droits aux assurances restent distincts. Le seuil de cinq ans est une convention explicite du récit, ajustable ; ce n’est ni une règle suisse actuelle ni une validation juridique de cette préférence. Le scénario suppose les adaptations institutionnelles nécessaires et laisse visibles les difficultés d’accès.

La taxe sur les tokens est un nom populaire donné à une contribution sur un périmètre de services commerciaux d’IA. Elle ne mesure pas toute l’activité des machines et ne taxe pas systématiquement chaque calcul personnel. Le modèle ouvert hébergé peut générer une facture taxable ; le modèle exécuté localement sans service facturé échappe à cette assiette spécifique, tout en restant lié à des dépenses ordinaires d’équipement et d’énergie. Le caractère ouvert ou propriétaire ne suffit donc pas à déterminer le traitement fiscal.

La contribution participe dès le lancement à un financement mixte. Sa place est ensuite révisée avec la diffusion des usages locaux, l’optimisation et la baisse des prix. Les bénéfices, les revenus du capital et d’autres ressources budgétaires votées prennent davantage de place. L’incidence finale dépend de la concurrence et des comportements : le collecteur légal n’est pas nécessairement celui qui supporte toute la charge économique.

Les consultants en frugalité et en optimisation fiscale illustrent des emplois nouveaux. Réduire le nombre de calculs utiles, choisir un outil adapté et réutiliser des résultats peut économiser réellement des ressources. Déplacer une activité hors du périmètre taxé peut seulement réduire le prélèvement. Les grandes entreprises disposent de davantage de moyens pour organiser ces choix. Ces emplois ne sont ni supposés compenser toutes les pertes ni protégés définitivement de l’automatisation.

Le calcul suivant conserve un exemple national simplifié. Les sept millions d’adultes et un million et demi de mineurs sont une population de calcul, sans valeur de prévision démographique ni de comptage des bénéficiaires réels après application des règles d’accès.

Compte annuel illustratifMilliards de CHF
7 000 000 adultes × 1 800 CHF × 12151,2
1 500 000 mineurs × 600 CHF × 1210,8
Total brut162,0
Reprise fiscale sur les revenus, paramètre de calcul−70,0
Dépenses réellement redéployées, paramètre de calcul−45,0
Besoin nouveau à financer47,0

Les 70 et 45 milliards ne sont pas des recettes ou économies démontrées. Les dépenses spécifiques conservées ne peuvent pas être comptées comme redéployées. Les nouveaux prélèvements doivent être distincts de la reprise fiscale déjà inscrite : une même recette ne peut figurer deux fois dans le financement.

Test de contribution des services d’IABesoin nouveauAutres ressources encore nécessaires
12 milliards de CHF47 milliards35 milliards
8 milliards de CHF47 milliards39 milliards
4 milliards de CHF47 milliards43 milliards

Ces chiffres sont des tests de sensibilité, pas une prévision de rendement de la taxe. Aucun volume de tokens ni taux artificiellement ajusté ne prouve que le dispositif s’équilibre. Les autres ressources doivent être documentées par une simulation fiscale complète, incluant effets de prix, déplacements d’activité et répartition des charges. La réserve permet de lisser un écart temporaire ; la garantie fédérale engage le budget mais ne crée pas une recette. Un manque durable appelle un financement voté ou une révision des engagements.

La déflation du scénario concerne largement les biens reproductibles, par les gains de productivité et la pression sur la demande. Le foncier, certains biens d’exception, les ressources et des services contraints peuvent suivre une autre trajectoire. Le livre suppose notamment des tensions énergétiques : la hausse des usages dépasse certains gains d’efficacité et les capacités disponibles aux pointes. Il ne postule pas une pénurie uniforme d’électricité dans tous les pays, ni que le seul robot domestique explique la demande mondiale. Les prix unitaires d’IA peuvent baisser malgré ces tensions grâce aux progrès techniques. La production hydroélectrique valaisanne ne constitue pas à elle seule une garantie de facture domestique basse. La baisse de prix des biens ne remplace pas automatiquement un revenu perdu.

G. Les comptes de Claire

Poste mensuel en CHFSans mission, avant baisse du loyerAvec une mission de 1 000 CHF bruts
Revenu de base1 8001 800
Complément lié aux besoins400200
Mission après prélèvements de 180 CHF0820
Ressources disponibles2 2002 820
Loyer1 2501 250
Charges et énergie160160
Enveloppe santé350350
Alimentation350350
Déplacements9090
Communications6060
Autres dépenses et provisions260260
Total des dépenses2 5202 520
Solde−320300

La mission apporte 620 CHF de gain disponible dans cet exemple : 1 000 CHF, moins 180 CHF de prélèvements et 200 CHF de diminution du complément. Les dépenses supplémentaires éventuelles liées à la mission ne sont pas incluses. L’enveloppe santé n’est pas une prime d’assurance actuelle ni la prévision du prix d’un soin en 2036.

Depuis septembre 2036, le loyer de Claire est ramené à 1 000 CHF pour trois ans. À dépenses autrement constantes, le déficit sans mission passe de 320 à 70 CHF. La coordination ponctuelle de l’essai de décembre et la proposition de mission d’études pour janvier 2037 sont distinctes de cet exemple. Le périmètre des demi-journées de janvier reste à convenir à la fin du récit ; aucun emploi durable n’est acquis à Claire, y compris dans la future salle. Un coût employeur ne constitue pas un revenu net personnel.

H. Quinze logements et des espaces communs

Le projet immobilier est entièrement prospectif. L’auteur ne connaît pas la composition exacte du bâtiment qui l’inspire. Les hypothèses suivantes servent à assurer la cohérence interne du récit ; elles ne constituent ni une expertise du bien ni une étude de faisabilité. La commune conserve le bâtiment et envisage un droit d’usage durable pour une coopérative sans but lucratif. Le foncier et le bâti existants sont un apport économique public, dont la valeur et les recettes alternatives ne sont pas chiffrées ici. Le projet ne peut être déclaré intégralement autofinancé sur la seule base des loyers.

Les surfaces de travail sont de 40 m² pour chacun des six petits logements, 65 m² pour chacun des six intermédiaires et 90 m² pour chacun des trois logements familiaux : 900 m² habitables au total. Environ 170 m² d’espaces partagés et 330 m² de circulations et locaux techniques portent l’hypothèse de surface intérieure à 1 400 m². Aucun de ces chiffres ne décrit un relevé réel. Leur compatibilité avec les volumes, accès, normes et structures est une condition explicite des études. La répartition peut donc être revue.

Transformation estiméeCHF
Études, diagnostics et honoraires de conception300 000
Structure, accès et adaptations du bâtiment900 000
Enveloppe et isolation1 100 000
Réseaux, cuisines et salles d’eau1 350 000
Aménagements intérieurs des logements700 000
Aménagements et équipements des espaces communs250 000
Provision pour imprévus de chantier800 000
Total de transformation5 400 000

Le récit suppose que 120 000 CHF d’études ont déjà été engagés avant la visite et qu’un crédit complémentaire de 180 000 CHF est autorisé le 11 décembre 2036. Ces 300 000 CHF sont inclus dans l’estimation, pas ajoutés une seconde fois. Le crédit complémentaire ne vaut pas autorisation du chantier. Les études et le montage sont poursuivis pendant l’hiver 2036-2037 ; le chantier est visé pour l’été 2037 et les premiers logements pour le printemps 2038, sous réserve du projet définitif, des autorisations et du financement.

Le financement de travail réunit 3 600 000 CHF d’emprunt, 1 000 000 CHF de participation communale et 800 000 CHF de fonds propres coopératifs et d’apports privés. Ces derniers doivent être effectivement acquis, avec leurs conditions de maintien ou de remboursement ; leur simple annonce ne permet pas d’engager le chantier. Les dépenses d’études déjà financées sont reprises dans le montage final sans double comptage. Les contributions au projet et la participation aux réunions ne réservent pas de logement.

Logements envisagésLoyer mensuel hors charges par logementLoyers bruts annuels
Six petits logements800 CHF57 600 CHF
Six logements intermédiaires1 100 CHF79 200 CHF
Trois logements familiaux1 400 CHF50 400 CHF
Total de quinze logements15 600 CHF par mois au total187 200 CHF

Après une réserve de 7 200 CHF pour vacance et impayés, les recettes locatives de travail atteignent 180 000 CHF par année pleine stabilisée. La première année complète suivant l’ouverture visée serait 2039. Aucun de ces loyers n’est encaissé en 2036, et l’année partielle 2038 ne doit pas recevoir fictivement douze mois de recettes.

Emploi annuel des recettes locativesCHF
Intérêts à 2,5 % sur 3 600 000 CHF90 000
Amortissement de l’emprunt, hypothèse de 1 % initial36 000
Réserve de renouvellement du bâtiment30 000
Administration, assurances et entretien immobilier courant24 000
Total180 000

Il s’agit d’une convention de financement à éprouver, non d’une offre de crédit. L’amortissement de la dette, la provision de travaux et les charges courantes sont séparés. Les droits d’usage, frais et conditions bancaires exigeraient une vérification complète dans un projet réel. Un surcoût de financement de 0,5 point représente initialement 18 000 CHF par an, soit 100 CHF par mois et par logement si tout était répercuté uniformément. Une hausse de coût peut donc remettre en cause les loyers visés.

Les charges résidentielles sont estimées séparément à 36 000 CHF annuels : 26 000 CHF pour énergie et eau, 7 000 CHF pour le nettoyage des parties résidentielles communes et 3 000 CHF pour les services techniques partagés. Une répartition illustrative de 150 CHF par mois pour les petits logements, 220 CHF pour les intermédiaires et 260 CHF pour les familiaux totalise ces 36 000 CHF. Les charges devront être ajustées aux coûts effectifs et aux clés de répartition du projet. Elles n’incluent pas le programme public de la salle.

Fonctionnement annuel des espaces communs ouverts au publicCHF
Accueil et coordination, coût employeur36 000
Interventions et activités, coûts complets8 000
Matériel, ressources et licences4 000
Énergie et eau imputables aux espaces publics6 000
Nettoyage, services et assurances propres aux activités3 000
Remplacements et aléas de fonctionnement3 000
Total60 000

Le programme envisage douze heures d’ouverture par semaine pendant quarante-six semaines, plus six heures hebdomadaires de préparation et coordination. Les interventions ponctuelles s’ajoutent selon les conventions. Les remplacements doivent être organisés dans les ressources prévues, ou les horaires revus. Le financement projeté comprend 42 000 CHF communaux, 12 000 CHF d’un partenaire public et 6 000 CHF de participations aux activités après exonérations. Il est distinct des loyers et des charges résidentielles. Son maintien dépend d’engagements renouvelés, pas du bénévolat supposé des locataires.

L’essai du 6 décembre 2036 dispose d’un budget ponctuel de 800 CHF, séparé de la réhabilitation et des comptes annuels futurs. Il couvre la coordination, l’intervention, l’usage temporaire et les moyens nécessaires. Le rez-de-chaussée est vérifié pour cet accueil ponctuel ; les logements ne sont ni rénovés, ni attribués, ni occupés. Claire est payée pour son travail de coordination. La proposition d’études qui lui est faite pour janvier 2037 relève ensuite des honoraires du projet. Aucun emploi permanent ni logement n’est promis en échange de sa participation.

Les quinze logements constituent le point de rencontre d’effets de l’IA : gains de conception et de robotisation, transformation des revenus, temps libéré, besoin d’énergie, longévité et nouvelles dépendances de services. Leur histoire permet d’examiner ces transformations dans un lieu et dans la vie de ses futurs habitants.

I. Si le futur prend un autre chemin

Le récit suit une seule branche de futurs possibles. Elle réunit une percée de l’IA en 2027, une robotisation rapide, de fortes avancées médicales, leur diffusion et des décisions de redistribution. Ces hypothèses sont liées, mais aucune ne suffit à réaliser les autres. Accélérer la recherche ne garantit pas la validation d’un traitement, sa fabrication et son accès ; réduire le besoin de travail ne fait pas adopter à lui seul un revenu de base. Le livre n’attribue pas de probabilité chiffrée à leur réunion.

Une IA progressant plus lentement, des robots restant coûteux ou un accès aux soins très inégal préserveraient d’autres emplois et laisseraient d’autres difficultés. Des tensions énergétiques prolongées pourraient retarder le chantier de la colonie ou renchérir ses charges au-delà des loyers visés. Une redistribution insuffisante laisserait davantage de ménages à l’écart des gains techniques. Ces chemins changeraient la vie des personnages ; celui du livre explore plusieurs réussites collectives tout en maintenant les pertes et les arbitrages qu’elles ne résolvent pas.

Les références qui suivent éclairent des mécanismes observés, des possibilités et des débats. Les études d’exposition des tâches ne sont pas des taux de chômage futurs. Les expériences de revenu de base ne valident pas un financement national dans ce scénario. Les démonstrations de robots ne prouvent pas une autonomie domestique générale. La force du livre repose sur une hypothèse cohérente et discutable, pas sur la prétention d’avoir déjà mesuré 2036.

J. Sources et lectures

  1. OIT–NASK, 2025, Generative AI and Jobs: A Refined Global Index of Occupational Exposure. L’index étudie l’exposition des tâches à l’IA générative. Son usage dans le livre est de distinguer exposition, transformation et suppression effective. Il ne mesure pas les conséquences d’une AGI en 2027. Publication officielle.

  2. Erik Brynjolfsson, Danielle Li et Lindsey R. Raymond, 2025, Generative AI at Work, Quarterly Journal of Economics, 140(2), 889–942. Étude de l’assistance à des agents de support, utile pour comprendre des gains de productivité et leur hétérogénéité. Elle ne permet pas d’extrapoler directement l’emploi total à dix ans. Article.

  3. David Autor, 2024, Applying AI to Rebuild Middle Class Jobs. Argument sur la possibilité d’étendre l’expertise par l’IA. Il nourrit la distinction entre une technologie qui aide à accéder à la décision et une organisation qui limite les personnes à l’exécution. La notice du MIT précise qu’il s’agit d’une possibilité défendue, pas d’une prévision. Présentation par le MIT.

  4. Daron Acemoglu, The Simple Macroeconomics of AI, version de travail 2024, publication dans Economic Policy, volume 40, numéro 121, 2025, pages 13– 58. Le cadre par tâches rappelle que le passage des gains locaux aux effets agrégés demande des hypothèses. Nous n’importons pas ses estimations chiffrées dans notre monde doté de l’AGI. Résumé et référence de la publication ; version déposée au MIT.

  5. Fernanda Brollo et coauteurs, FMI, 2024, Broadening the Gains from Generative AI: The Role of Fiscal Policies. Discussion des protections sociales et des bases fiscales face aux transformations de l’IA. La note exprime les analyses de ses auteurs ; elle ne valide pas les montants du présent scénario. Note ; présentation institutionnelle.

  6. OCDE, 2017, Basic income as a policy option: Can it add up? Repère pour examiner ensemble le niveau du versement, son financement et les effets distributifs. Ce travail n’est pas une simulation de notre dispositif fédéral. Publication.

  7. Kela, bilan de l’expérimentation finlandaise de 2017–2018. Les résultats portent sur une population et une expérience déterminées. Leur intérêt concerne notamment la sécurité perçue et les effets limités observés sur l’emploi. Le financement d’une réforme universelle permanente reste une autre question. Synthèse officielle.

  8. Philippe Van Parijs et Yannick Vanderborght, Basic Income: A Radical Proposal for a Free Society and a Sane Economy, Harvard University Press, 2017 ; édition de poche 2019. Référence philosophique et politique pour approfondir la relation entre revenu inconditionnel et liberté. Lecture proposée pour prolonger la réflexion ; l’ouvrage ne constitue pas une validation du dispositif imaginé ici. Éditeur.

  9. Daniel J. Simons et coauteurs, 2016, Do “Brain-Training” Programs Work?, Psychological Science in the Public Interest, 17(3). Repère critique sur les promesses générales d’entraînement cognitif. Il conduit à définir les salles du récit par leurs usages, sans leur attribuer une efficacité clinique démontrée. La revue ne constitue pas une évaluation de ces salles fictives. Présentation de la publication.

  10. Confédération et Parlement suisses, dossier de la votation de 2016. Source historique du rejet de l’initiative. Le régime institué en 2034 appartient entièrement à la projection. Dossier parlementaire ; présentation fédérale.

  11. Commune de Nendaz, présentation des villages et hameaux. Repère géographique. Il ne documente ni la réhabilitation de la colonie ni les opérations imaginées dans le récit. Source communale.

  12. Tesla, Q1 2026 Update, page 6. Le document annonce une première ligne Optimus conçue pour un million de robots par an et une capacité visée à plus long terme de dix millions pour une autre ligne. Ce sont des objectifs industriels, pas des livraisons constatées. Ils documentent les ambitions du programme évoqué par l’auteur à propos d’Elon Musk ; aucune citation personnelle non vérifiée de Musk n’est utilisée. Document de Tesla.

  13. Figure, 12 août 2025 et 27 janvier 2026. Le fabricant présente le pliage de linge puis, avec Helix 02, une séquence de déchargement et de chargement d’un lave-vaisselle. Il s’agit de démonstrations et de déclarations du fabricant, pas d’une évaluation indépendante de l’efficacité au domicile de personnes âgées. Pliage du linge ; Helix 02.

  14. Développement industriel chinois. Le portail officiel chinois décrit en avril 2025 des programmes et applications de robots humanoïdes ; UBTECH annonce en juillet 2026 un partenariat industriel avec Hitachi. Ces publications attestent l’engagement d’acteurs publics et industriels dans la commercialisation. Elles ne démontrent ni une autonomie domestique générale ni le volume que nous imaginons en 2036. Présentation officielle chinoise ; annonce d’UBTECH.

  15. OpenAI, 30 novembre 2022, présentation initiale de ChatGPT. Source primaire pour le lancement public et les limites explicitement décrites à l’époque, notamment les réponses plausibles mais incorrectes. Elle ne date pas les débuts de la recherche en intelligence artificielle et ne valide pas l’AGI de 2027. Présentation originale.

  16. OCDE, 2025, Artificial Intelligence and the Labour Market in Japan. Le rapport situe les tensions de main-d’œuvre dans le vieillissement et la baisse des naissances. Il ne démontre ni qu’une robotisation future les résoudrait entièrement ni qu’elle ferait remonter la natalité. Rapport officiel.

  17. OCDE, 2025, Artificial Intelligence and the Labour Market in Korea. Repère sur l’hétérogénéité des effets de l’IA selon les tâches, les qualifications et les situations. Les résultats observés avant 2036 ne sont pas présentés comme une preuve du futur choisi. Publication officielle.

  18. Jérôme Deshaie, Le Bisse Cognitif, « De Belfort à Nendaz ». Point d’appui autobiographique : lien d’enfance avec la station, trajectoire professionnelle et installation familiale en 2025. Les précisions de l’auteur concernant son activité complètent ce premier livre. Premier chapitre.

  19. EPFL, formation en ingénierie des sciences du vivant et expérience en laboratoire. Le cursus associe mathématiques, physique, informatique et biologie. Le bachelor dure trois ans et représente 180 crédits ECTS. Les programmes d’expérience en laboratoire étayent la possibilité d’un premier projet encadré pendant les études. Ils ne garantissent ni une admission future ni une place particulière. L’EPFL forme aussi des apprentis à différents métiers ; cette formation professionnelle est distincte du bachelor choisi pour Juliette. Présentation du bachelor ; organisation de la formation ; Summer in the Lab ; repères d’admission ; apprentissages à l’EPFL.

  20. Orientation.ch, charpentier et charpentière CFC. La fiche officielle décrit un apprentissage de quatre ans, combinant formation pratique et enseignement. Le travail robotisé d’Édouard est une projection à partir de ce métier. Fiche professionnelle.

  21. Office fédéral des assurances sociales, système des trois piliers. Sources pour distinguer le financement de l’AVS et celui de la prévoyance professionnelle. Le récit n’en extrapole aucun âge réglementaire ni taux futur. Trois piliers ; AVS ; financement de la prévoyance professionnelle.

  22. FDA, Artificial Intelligence in Drug Development. Point de départ sur les usages de l’IA et l’évaluation des preuves dans le développement de médicaments. La percée thérapeutique de 2036 demeure une hypothèse littéraire, distincte des possibilités et pratiques documentées par cette source. Page institutionnelle.

  23. Orientation.ch, boulanger-pâtissier-confiseur et boulangère-pâtissière-confiseuse CFC. Repère sur le métier et ses horaires matinaux. Le lever à trois ou quatre heures appartient au souvenir et à la situation professionnelle racontée ; il n’est pas un horaire universel imposé à toute boulangerie. Fiche professionnelle.

  24. Nendaz Tourisme, itinéraire routier par Aproz et Fey. Source géographique complémentaire pour situer Fey sur un trajet entre Haute-Nendaz et la plaine. Les difficultés des véhicules automatisés ne proviennent pas de cette documentation touristique. Itinéraire officiel.

  25. Nendaz Tourisme et Commune de Nendaz, Maison de la santé et Centre médical. Sources de localisation et de services de départ. La capacité de soins projetée en 2036 et le personnage d’Anne sont fictifs. Maison de la santé ; annuaire communal.

  26. Coiffure Les Arcades et Nendaz Tourisme. Repère d’existence et d’adresse du salon. Les souvenirs personnels de l’auteur, le brevet évoqué pour Valentine et la succession imaginée ne sont pas une histoire professionnelle certifiée par ces pages. Salon ; annuaire de la station.

  27. Commission européenne, AI Act. Source pour le règlement, son approche par les risques et son calendrier à partir de l’entrée en vigueur en 2024. La position économique des régions en 2036 est un scénario, pas un effet causal démontré par cette source. Cadre européen.

  28. Agence internationale de l’énergie, 2025, Energy and AI. Le rapport examine les liens entre centres de calcul, demande électrique, infrastructures et usages de l’IA dans l’énergie. Il souligne des contraintes locales et des incertitudes ; il ne prédit pas une pénurie mondiale uniforme. Les prix et arbitrages de la colonie relèvent de la projection. Synthèse officielle.

  29. MétéoSuisse, prévisions mensuelles et probabilistes. Repères pour distinguer tendance lointaine et précision à courte échéance. Les garanties contractuelles d’assurance et le ballet de véhicules autonomes sont inventés. Prévision mensuelle ; prévisions probabilistes ; annonce d’amélioration des alertes d’orage par l’IA, août 2026.

  30. TWINT et Banque nationale suisse, projet Helvetia. TWINT documente le paiement par smartphone. Helvetia concerne une monnaie numérique de banque centrale de gros pour les établissements financiers. Aucun de ces services ne démontre ni n’annonce le remplacement des espèces par le franc numérique public imaginé dans le livre. TWINT ; Helvetia.

  31. Centre d’information AVS/AI, mémento 5.01, Prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI. Source sur les revenus, la fortune et les dépenses prises en compte. Elle permet d’éviter de présenter la vente d’un logement et le paiement par les enfants comme un enchaînement automatique applicable à toute entrée en EMS. Mémento officiel.

  32. Portail officiel ch.ch et Office fédéral des assurances sociales, retraite et prévoyance. Repères institutionnels complémentaires au dialogue sur la rente et le capital. Les préférences du couple en 2036 ne sont pas un conseil individuel ou un rendement annoncé. Retraite ; prévoyance vieillesse.

  33. Commune de Nendaz et Nendaz Tourisme, patinoire des Écluses. Sources pour la patinoire en plein air et son exploitation saisonnière actuelle. Les propriétés des matériaux et l’ouverture annuelle en 2036 sont imaginées. Infrastructure communale ; informations touristiques.

  34. Amil Merchant et al., 2023, Scaling deep learning for materials discovery, Nature, 624, 80–85. Cette recherche illustre l’usage de l’apprentissage automatique pour explorer des matériaux et prédire des propriétés de stabilité. Elle ne démontre pas l’existence de la surface de patinage ou de la neige de synthèse du récit, qui demeurent fictives. Article de recherche.

  35. METR, 29 janvier 2026, Time Horizon 1.1 ; Kwa et al., 2025, Measuring AI Ability to Complete Long Tasks. Mesures et méthode du volet gauche de la figure 1. La sélection ne constitue ni une mesure universelle de l’intelligence ni une preuve d’auto-amélioration récursive. Résultats et tableau ; méthode de recherche.

  36. Les Trotteurs de la Printze, historique et statuts. Association de marche de Nendaz, créée en 2013, favorisant une vie active et les rencontres. Les statuts consultés ne fixent pas de seuil obligatoire de soixante ans. Les activités de la famille en 2036 sont imaginées. Historique ; statuts.

  37. Xiaotao Shen et al., 2023, Multi-omics microsampling for the profiling of lifestyle-associated changes in health ; National Cancer Institute, repères sur la détection multicancer. L’étude décrit l’analyse de nombreux marqueurs dans de petits prélèvements sanguins, avec un traitement en laboratoire. Le NCI distingue les signaux détectés, les examens de confirmation et les bénéfices du dépistage encore à établir. Ces travaux fournissent un point de départ au boîtier fictif ; ils n’attestent pas ses performances futures. Article de recherche ; détection multicancer.