Fiche sectorielle · Ch. 12
Formation et requalification
Trois mille étudiants à la HES-SO Valais-Wallis, trois projets de campus à l’horizon 2030. L’angle mort : requalifier les actifs déjà en exercice. Le campus alpin comme dispositif d’orchestration.
Le contexte
La HES-SO Valais-Wallis accueille près de trois mille étudiants. Trois projets de campus sont engagés à Sion, Sierre et Brigue à l’horizon 2030. Le dispositif de formation initiale est sain. Mais il laisse dans l’angle mort la question décisive : comment requalifier les actifs déjà en exercice — vignerons de quarante-cinq ans, fiduciaires de cinquante, médecins de soixante, élus communaux — dont les métiers vont se transformer dans les cinq prochaines années.
Ce que l’IA change — ou plutôt ce qu’il manque
Le paysage de la formation continue est fragmenté (chaque acteur opère en silo sectoriel), trop diplômant pour des actifs qui cherchent des outils immédiats, et sans porte d’entrée lisible. Ce qui manque est un dispositif d’orchestration — le campus alpin — qui n’invente pas les formations mais les assemble, les rend accessibles dans les deux langues du canton, à coût modique, en format modulaire court, ancré dans les cas concrets de chaque métier.
La priorité contre-intuitive
Équiper les seniors qui orchestrent, pas les jeunes qui exécutent. Les jeunes apprendront les outils seuls, par mimétisme. Les actifs en milieu de carrière ont besoin d’un signal institutionnel fort, d’un dispositif structuré, et d’une légitimité professionnelle pour s’y engager.
Décision à prendre
Confier à la HES-SO Valais-Wallis, par mandat cantonal explicite, le pilotage du campus alpin en partenariat avec l’Idiap, les associations professionnelles et les opérateurs publics. Calendrier réaliste : premiers résultats visibles en 2028 si lancé en 2026–2027.